CASE STUDIES

Une technologie de pointe au service de la recherche criminelle

Une technologie de pointe au service de la recherche criminelle

Une technologie de pointe au service de la recherche criminelle

Recherche criminelle – En 2008, l’IRCGN a complété son équipement scientifique en faisant l’acquisition d’un FARO Laser Scanner. Mobile, précis et présentant une haute résolution, le Laser Scanner a été mis en œuvre lors de plusieurs événements qui ont dernièrement défrayé la chronique, comme l’Affaire Jonathan.

Cinq ans déjà ! Dans la nuit du 06 au 07 avril 2004, alors qu’il séjournait en classe de mer sur la commune de Saint-Brévins-les-Pins (Loire-Atlantique), Jonathan Coulom, 11 ans, disparaît de son centre d’hébergement. Son corps est retrouvé six semaines plus tard dans la mare d’une propriété à Guérande.

La Gendarmerie Nationale met en œuvre d’importants moyens pour faire aboutir cette affaire. De nombreux enquêteurs y travaillent. L’action conjointe des experts parisiens de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et des spécialistes en analyse criminelle du Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD), a récemment apporté un nouvel éclairage à l’enquête. Certains traces et indices ont déjà « parlé », d’autres sont en cours d’exploitation dans l’attente d’un résultat. Certains pourront faire l’objet d’une nouvelle analyse profitant ainsi de l’évolution régulière de la médecine légale.

Depuis quelques années, la « preuve scientifique » est devenue un élément incontournable de l’enquête criminelle, à ce titre l’intervention d’un expert est souvent nécessaire. Les techniciens en identification criminelle sont chargés d’organiser les constatations sur les lieux d’un crime ou d’un délit et de rechercher puis de prélever les indices matériels. D’autres unités comme l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), ont pour vocation principale d’analyser ce type de prélèvements à l’aide d’un matériel adapté et spécialisé, comme le FARO Laser Scanner dont ils ont fait l’acquisition en 2008. Grâce à cet appareil de digitalisation, l’IRCGN a numérisé le centre de vacances de Saint-Brévins-les-Pins dans lequel Jonathan Coulom a séjourné et l’a reconstitué en trois dimensions.

Ainsi, l’unité IRCGN travaille sur la modélisation en 3 dimensions d’éléments d’enquête, de scènes de crime et, de scènes d’accident. Ce type d’application permet de conserver une scène de crime définitivement dès lors qu’elle a été modélisée, de proposer différents scénarii afin de comprendre le déroulement des faits ou de présenter différentes hypothèses et d’analyser sous différents angles de vues une scène ou des éléments d’enquête.

La modélisation à partir d’une acquisition laser a pour but de représenter les événements au plus proche de la réalité. Le principe est de modéliser la scène de crime par un ensemble de nuage de points acquis par un balayage laser. Ce nuage de points est couplé à une acquisition photographique afin d’accroître le réalisme. L’intérêt de cette technique est d’apporter une précision parfaite à la représentation des éléments, mais aussi la possibilité de dépasser l’étape de représentation pour aboutir à une étape d’interprétation. En effet, il est possible d’analyser la trajectoire des projections de traces de sang par exemple comme celle d’impacts balistiques.

La numérisation laser permet ainsi de scanner une scène de crime ou d’accident en un minimum de temps et de générer des scans fidèles à la réalité et contenant un très haut niveau de détail avant toute pollution et altération de la scène. Il est possible de traiter l’information, d’analyser les relevés 3D et de revenir à tout moment sur les scans initiaux pour recalculer des éléments ou émettre de nouvelles hypothèses. Les informations collectées par le FARO Laser Scanner peuvent alors servir de preuves tangibles pour les Tribunaux.
Enfin dans le cadre d’événements plus importants comme des crashs d’aéronef ou d’importants accidents de la circulation, il est possible de coupler des informations géographiques et des modèles d’objet. Ce type de représentation permet par exemple de repositionner des éléments disparus ou des éléments à construire dans une représentation exacte de la réalité. L’IRCGN a utilisé le FARO Laser Scanner lors de plusieurs événements qui ont récemment défrayé la chronique : l’accident de l’hélicoptère de l’Armée Italienne près de l’Isle en Barrois (Meuse) en octobre 2008, la collision de train avec un autocar sur l’A6 en août 2008, l’attentat en Corse de février 2009, etc.

A propos de l’IRCGN
Si autrefois le témoignage et l’aveu suffisaient à emporter la conviction des magistrats et des jurés, depuis quelques années, la « preuve scientifique » est devenue un élément incontournable de l’enquête criminelle. Tirant parti de cette évolution, la gendarmerie s’est dotée d’une structure qui, s’appuyant sur les techniciens d’identification criminelle chargés de prélever des indices sur le terrain, a été coiffée en 1987 par une unité dont la vocation principale consiste en l’analyse de ces prélèvements. Cette unité est l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), implantée à Rosny-sous-Bois.

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