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Cas d'application

GRÂCE A LA NUMÉRISATION par des scanners FARO, nous disposons désormais des modèles très réalistes de la vaste carrière de Luché-Thouarsais.

GRÂCE A LA NUMÉRISATION par des scanners FARO, nous disposons désormais des modèles très réalistes de la vaste carrière de Luché-Thouarsais.

Situé dans les Deux Sèvres la carrière de Luché-Thouarsis, exploitée par Eurovia Vinci, est un vaste site de 125 ha d’où sont extraits chaque année 2 millions de tonnes de granulats pour le bâtiment, la voirie et la chaussée. L’exploitant organise régulièrement des opérations portes ouvertes (pour ses clients ou des personnes d’autres sites de l’entreprise) mais comme la carrière est en exploitation, il y a des restrictions d’accès à certaines zones. De plus, vu l’étendue du site, ces visites ne suffisent pas à avoir une vue d’ensemble suffisamment précise. Connaissant le potentiel technologique des scanners, Eurovia Vinci a souhaité disposer d’un support virtuel de la carrière afin d’en donner une représentation très réaliste. L’affaire a été confiée à Alvtech, une jeune société bien équipée en scanners et ayant acquis en peu de temps de solides références. « Le projet de départ était avant tout de disposer d’un support à des fins de communication. La discussion que j’ai eue avec Eurovia Vinci les a conduits à se projeter au-delà et se donner la possibilité d’exploiter ultérieurement les données enregistrées », indique Jean-Jacques RABOUAN, directeur d’Alvtech. Les nuages de points relevés par les scanners permettent en effet de disposer des détails topographiques très précis de toutes les zones du site et d’envisager ainsi divers traitements ultérieurs, comme par exemple suivre l’évolution de la topographie de la carrière (qui change au fur et à mesure de l’extraction des matériaux) ou prévoir des aménagements avec l’intégration de nouveaux équipements. Cette première application réalisée par Alvtech pourrait donc connaître d’autres prolongements.

Les relevés du site ont porté sur une surface d’environ 80.000 m2 (8 hectares), tant intérieur qu’extérieur, et 900 positions des scanners ont été nécessaires pour obtenir une couverture exhaustive. Des relevés complémentaires par photogrammétrie (avec deux appareils photos) embarquée sur un drone ont également été réalisées pour « donner du contexte » et obtenir une vue très réaliste du site. Ce vaste travail a pris trois jours seulement… et a mobilisé une seule personne. « En fait, dans une application telle que celle-ci, j’utilise trois scanners, tous de Faro, 2 Focus X130 et un X330. Je les utilise simultanément, laissant un ou deux scanners travailler pendant que j’en repositionne un autre qui en a terminé », explique Jean-Jacques RABOUAN. Pour une application d’une telle envergure, il est bien sûr important de ne pas oublier des zones. Pour ce faire, M. RABOUAN avance pas à pas, disposant au sol des marques correspondant aux emplacements successifs des scanners : « En fait, je resserre les stations afin d’avoir des zones de recouvrement, ce qui me permet d’augmenter la densité de points et, dans un deuxième temps, de faciliter l’assemblage des différents scans avec le logiciel Scene de Faro ». Par le passé, il était recommandé de placer des repères (des « cibles », selon le jargon du métier) sur les zones scannées. Du fait des importantes améliorations apportées au fil du temps au logiciel Scene, ce n’est plus nécessaire aujourd’hui. M. RABOUAN s’en réjouit mais il conseille d’en prévoir dans les cas un peu particuliers, par exemple lorsque l’on a affaire à des surfaces où il y a peu de références, ou lorsque les recouvrements sont faibles.

Il faut ensuite traiter toutes ces données, et pour 900 scans, on imagine que ce n’est pas une mince affaire. Le premier travail consiste à recaler et assembler les différents nuages de points relevés et pour cela Alvtech a utilisé le logiciel Scene de Faro. La société a également utilisé le logiciel libre (open source) Cloud Compare. Elle a réalisé ainsi de multiples traitements sur les nuages de points, pour par exemple retirer les obstacles et intrus (et il y en avait car le chantier était en activité au moment des relevés), améliorer le rendu (par exemple en ajoutant des couleurs), effectuer des mesures, etc. Tout ce travail lui a pris environ deux semaines. Ce type de travail est chronophage, il faut savoir ne pas aller trop loin et ne pas perdre de vue l’objectif. Par exemple, dans le cas présent, s’agissant avant tout d’une présentation destinée au public, il n’était pas nécessaire de réaliser une maquette numérique (à des fins de CAO) de l’ensemble du site. Alvtech s’est donc limité aux zones pour lesquelles c’était nécessaire et il s’est par contre attaché à travailler le réalisme des images. « De toute façon, les points sont là, si ultérieurement notre client souhaite aller plus loin, il sera toujours possible de le faire », justifie M. RABOUAN.

Alvtech offre également la possibilité d’accéder sur internet (via éventuellement un mot de passe) au travail réalisé. Il s’agit de l’outil Potree Viewer qui met à la disposition des opérateurs une barre d’outil très élaborée, permettant par exemple d’agir sur la résolution, les couleurs, l’angle de vue, de retirer ou isoler du reste un élément particulier, de réaliser une mesure de distance entre deux points choisis, de surface d’un élément sélectionné, etc.

L’arrivée des scanners, le moins que l’on puisse dire, a révolutionné l’approche de la numérisation…

 

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